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Science

NYTS 2026 : la vape chez les jeunes recule. La France s'en fiche.

Les chiffres officiels de la FDA démontrent une baisse historique du vapotage juvénile américain — pendant qu'un cancérologue de renom exige qu'on sorte la réduction des risques de l'idéologie.

Par La rédaction LMDV Edito · 17 juillet 2026 · ⏱ 9 min · Rédigé avec l’IA

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NYTS (Natianal Youth Tobaco Survey) 2026 : la vape chez les jeunes recule. La France s'en fiche.

Les États-Unis viennent de publier les données les plus précises au monde sur le vapotage des adolescents. Résultat : une baisse historique, continue, documentée. En parallèle, un cancérologue de référence exige qu'on applique enfin la science plutôt que l'idéologie à la réduction des risques. Pendant ce temps, en France, on continue de traiter la vape comme si elle était le problème.


Ce que disent les chiffres officiels de la FDA (Food and Drugs Administration)

Ce n'est pas une enquête militante ni un communiqué de lobbying. C'est la FDA elle-même — l'autorité sanitaire américaine — qui publie, en juin 2026, les résultats officiels de son enquête annuelle sur les usages tabagiques chez les jeunes. Et les chiffres sont sans ambiguïté.

En juin 2026, la FDA a publié son analyse des données du NYTS 2025. Environ 2 millions de collégiens et lycéens américains déclarent avoir consommé un produit du tabac au cours des 30 derniers jours — et entre 2022 et 2025, la consommation globale de tabac, de cigarettes électroniques et de cigarettes traditionnelles a reculé chez les jeunes.

Le chiffre clé : l'usage global du tabac et de la nicotine chez les jeunes est tombé à 7,5 %, en baisse par rapport à 8,1 % en 2024 ; l'usage de la cigarette électronique a décliné à 5,2 %, soit environ 1,4 million de jeunes — son niveau le plus bas depuis une décennie.

Pour mesurer l'ampleur de ce recul, il faut rappeler d'où l'on part. Le vapotage des jeunes aux États-Unis avait atteint un pic historique en 2019, quand plus de 5 millions de collégiens et lycéens déclaraient vapoter — soit environ 27,5 % des lycéens à l'époque. De 27,5 % à 5,2 % en six ans. Si c'était un essai clinique, on parlerait de résultat spectaculaire.

Les données montrent que le vapotage chez les jeunes a reculé pour la troisième année consécutive, renforçant la tendance baissière observée dans les enquêtes récentes. Et la cigarette traditionnelle ? 1,4 % seulement des jeunes interrogés déclarent avoir fumé une cigarette au cours des 30 jours précédents. C'est un niveau historiquement bas, jamais atteint.


La politique différenciée : le modèle que la France refuse de regarder

Ces résultats ne tombent pas du ciel. La FDA a publié fin juin 2026 une évaluation de l'impact de ses campagnes de prévention. Selon ce rapport, les efforts de communication et d'éducation déployés auraient permis d'éviter que 444 000 jeunes Américains ne commencent à utiliser des cigarettes électroniques — un bilan parmi les plus précis jamais avancés par une autorité sanitaire sur l'efficacité réelle de la prévention tabagique chez les mineurs.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier : la FDA a récemment autorisé certaines vapes aromatisées pour les adultes, une décision controversée. L'agence semble ainsi vouloir démontrer qu'elle maintient un double cap — ouverture encadrée pour les adultes, protection renforcée pour les jeunes.

C'est exactement cela, la politique différenciée. Et c'est précisément ce que refusent d'entendre les partisans de la prohibition par les arômes, du paquet neutre ou de la taxe punitive en France : qu'il est possible, et même efficace, de traiter différemment l'adulte fumeur qui cherche à décrocher et l'adolescent qu'il faut protéger de l'initiation. Pour les acteurs de la réduction des risques, ce type de données est précieux : il démontre qu'une politique différenciée peut fonctionner. Un modèle que plusieurs pays européens, dont la France actuellement en débat sur l'assimilation du vapotage au tabac, auraient intérêt à examiner de près.

Un bémol à ne pas esquiver

Les données du NYTS méritent cependant d'être lues avec rigueur. Parmi les sujets d'inquiétude persistants : environ 5,2 % des élèves — soit 1,44 million de jeunes — déclarent vapoter actuellement, et parmi eux, plus d'un sur quatre vapote quotidiennement.

Les spécialistes en santé publique accueillent ces chiffres avec prudence. Attribuer causalement une baisse à une campagne de communication reste méthodologiquement complexe : d'autres facteurs — restrictions de vente, hausse des prix, évolution des modes — jouent simultanément. Certains chercheurs rappellent également que la baisse de la vape chez les jeunes s'accompagne, dans certains États, d'une légère remontée du tabac traditionnel, ce qui nuancerait le bilan global.

La nuance est honnête. Elle ne remet pas en cause la tendance. Elle rappelle que la vigilance reste nécessaire — sur les jeunes, pas sur les adultes qui cherchent à arrêter de fumer.


Un cancérologue brise le consensus idéologique

Le même jour où le NYTS 2026 était repris par la presse spécialisée, un autre fait majeur méritait l'attention : l'interview du Pr David Khayat dans Réalités Magazine.

Ex-conseiller du président Jacques Chirac, le professeur David Khayat a été l'un des principaux architectes du premier Plan Cancer en France et le président-fondateur de l'Institut National du Cancer (INCa). Longtemps partisan d'une ligne réglementaire et punitive face au tabagisme, cet oncologue prône aujourd'hui un changement radical de paradigme : la réduction des risques par le biais des alternatives à la cigarette combustible.

Ce n'est pas un lobbyiste de la vape. Ce n'est pas un militant du mouvement vapoteur. C'est l'homme qui a construit la politique française de lutte contre le cancer. Et voilà ce qu'il dit maintenant :

Aujourd'hui, nous disposons de données solides. Une grande étude Cochrane menée sur plus de 20 000 personnes a analysé les outils d'aide au sevrage. On privilégiait auparavant les substituts nicotiniques classiques comme les gommes à mâcher ou les patchs. Avec le recul, on sait qu'ils affichent un taux d'efficacité de 60 % à six mois, mais qu'à deux ans, ce taux s'effondre à 2 %. La quasi-totalité des usagers reprend la cigarette. Désormais, la science démontre que le meilleur outil pour aider les fumeurs à décrocher est la cigarette électronique.

La distinction fondamentale que tout le monde feint d'ignorer

Le Pr Khayat pointe une confusion qui tue, littéralement. Son intervention a porté sur la distinction entre la nicotine et les effets de la combustion du tabac. « Pendant des décennies, le public a associé nicotine et cancer parce que la cigarette était pratiquement le seul moyen de consommer de la nicotine. Mais la combustion du tabac et la nicotine ne sont pas la même chose. »

Selon les données scientifiques qu'il cite, les principales substances responsables des cancers et des maladies liées au tabagisme sont générées par la combustion du tabac, qui produit de nombreux composés toxiques.

Cette distinction n'est pas nouvelle. Elle est pourtant systématiquement escamotée dans le débat public français, où la vape est encore régulièrement présentée comme « presque aussi dangereuse » que la cigarette — sans que jamais une étude sérieuse ne vienne étayer cette affirmation.


Ce que dit la France : l'ANSES a tranché, personne n'écoute

En France, on n'a pas attendu le Pr Khayat pour avoir accès à ces données. L'ANSES — l'Agence nationale de sécurité sanitaire — a rendu son propre rapport.

Le rapport de l'ANSES, salué par tous les experts pour sa rigueur, consacre la réduction des risques entre fumer et vapoter, ainsi que l'aide au sevrage, plus performante qu'avec les substituts nicotiniques.

Contrairement à la cigarette, il n'y a pas de combustion dans la vape, donc pas de monoxyde de carbone ni de particules solides issues de la fumée. Les vapoteurs sont ainsi beaucoup moins exposés aux substances chimiques les plus nocives. Un enjeu majeur de santé publique, alors que le tabac reste responsable de 75 000 décès par an en France.

Et sur l'argument de la porte d'entrée vers le tabac chez les jeunes — l'argument ultime des anti-vape — l'ANSES elle-même y répond par les données : l'Anses constate que le vapotage est très largement utilisé par des fumeurs ou d'anciens fumeurs. Selon les données analysées, 98 % des vapoteurs adultes ont un passé tabagique. Ce chiffre est déterminant car il montre que le vapotage est utilisé à bon escient, comme un outil de sevrage et de réduction des risques.

Pourtant, le rapport de l'ANSES devrait être une nouvelle boussole pour réinventer une politique d'intérêt général pour la vape en France — et inciter le gouvernement à défendre cette approche de réduction des risques auprès de la Commission européenne, pour s'opposer fermement aux mesures prohibitives et contre-productives qui ne serviraient que les intérêts de l'industrie du tabac. Ce n'est pas LMDV qui le dit. C'est la filière professionnelle qui cite l'agence officielle française.


L'arme rhétorique qu'on retourne contre les fumeurs

Il faut appeler les choses par leur nom. Chaque fois qu'un législateur invoque « la protection des jeunes » pour interdire les arômes, imposer un paquet neutre ou taxer les e-liquides, c'est en réalité à l'adulte fumeur qu'il s'en prend. Car ce sont les arômes qui rendent la vape accessible à ceux qui ne supportent pas le goût de la nicotine brute. C'est l'attrait sensoriel du produit qui permet à des millions de fumeurs de décrocher.

L'OFDT montre, à travers toutes ses dernières publications, que l'effet passerelle n'existe pas. Au contraire, le tabagisme chez les jeunes s'effondre en France depuis l'arrivée du vapotage, et la consommation de nicotine, quel que soit le vecteur, baisse aussi.

Les données américaines du NYTS confirment la même tendance à l'échelle d'un pays de 330 millions d'habitants, avec une granularité statistique inégalée. La protection des jeunes ne se fait pas en privant les adultes d'un outil de sevrage. Elle se fait par la prévention, le contrôle de l'âge, l'éducation — exactement ce que la FDA a mis en œuvre, et dont elle mesure aujourd'hui les résultats.


Ce qu'il faudrait faire (et qu'on ne fait pas)

Le modèle existe. Il fonctionne. Il est documenté. Pour les spécialistes et les acteurs sur le terrain, il y a consensus sur la balance bénéfices/risques : le vapotage est une réduction des

Sources

  1. 01.FDA — Résultats du NYTS 2025 (National Youth Tobacco Survey). Voir →
  2. 02.Réalités Magazine — Interview du Pr David Khayat : « La réduction des risques doit sortir de l'idéologie pour entrer dans la science ». Voir →
  3. 03.Vapoteurs.net — NYTS 2026 : la campagne FDA aurait empêché 444 000 jeunes de commencer à vapoter. Voir →
  4. 04.FIVAPE — Newsletter avril 2026 : Science et évidences sur le vapotage. Voir →
  5. 05.Fédération Addiction — Rapport de l'ANSES sur le vapotage : une balance bénéfice-risque favorable. Voir →
  6. 06.MedicalXpress — Youth tobacco use falls, but flavored e-cigarettes are still a concern (NYTS 2025). Voir →

Transparence

Cet article a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle. Les sources citées ci-dessus permettent d’en vérifier le contenu.

Questions fréquentes

Que montre exactement le NYTS 2025 sur le vapotage des jeunes américains ?

Le NYTS 2025, publié par la FDA en juin 2026, révèle que 5,2 % des collégiens et lycéens américains vapotent actuellement, soit environ 1,44 million de jeunes. C'est la baisse la plus basse enregistrée depuis une décennie et une réduction drastique par rapport au pic de 2019, où plus de 5 millions de jeunes vapotaient. La cigarette traditionnelle, elle, n'est consommée que par 1,4 % des élèves interrogés.

Pourquoi la baisse du vapotage chez les jeunes aux États-Unis est-elle importante pour le débat en France ?

Parce qu'en France, l'argument « la vape attire les jeunes » est régulièrement utilisé pour justifier des restrictions qui pénalisent avant tout les adultes fumeurs. Les données américaines montrent qu'une politique différenciée — prévention forte chez les jeunes, accès encadré pour les adultes — fonctionne. La réglementation française gagnerait à s'appuyer sur ces données plutôt que sur des postures idéologiques.

Qu'a dit le Pr David Khayat sur la cigarette électronique et la réduction des risques ?

Lors d'une conférence internationale en juin 2026, le Pr Khayat — cancérologue, fondateur de l'INCa et architecte du premier Plan Cancer français — a affirmé que la science démontre désormais que la cigarette électronique est le meilleur outil pour aider les fumeurs à décrocher. Il a rappelé la distinction fondamentale entre nicotine et combustion : ce sont les produits de la combustion du tabac, et non la nicotine elle-même, qui génèrent la majorité des cancers et maladies liées au tabagisme.

Les patchs et gommes nicotiniques sont-ils vraiment moins efficaces que la vape pour arrêter de fumer ?

C'est ce que suggèrent les données les plus récentes. Selon le Pr Khayat, s'appuyant sur une grande étude Cochrane portant sur plus de 20 000 personnes, les substituts nicotiniques classiques affichent un taux de succès de 60 % à six mois mais qui s'effondre à 2 % à deux ans — la quasi-totalité des utilisateurs reprenait la cigarette. Les données actuelles situent la cigarette électronique comme plus efficace sur le long terme.

L'ANSES confirme-t-elle que la vape est moins dangereuse que la cigarette ?

Oui. Le rapport de l'ANSES, salué par les experts pour sa rigueur, consacre la réduction des risques entre fumer et vapoter. L'agence rappelle notamment qu'il n'y a pas de combustion dans la vape — donc pas de monoxyde de carbone ni de particules solides — et que 98 % des vapoteurs adultes ont un passé tabagique, ce qui confirme l'usage à bon escient de cet outil. L'ANSES précise toutefois que la vape n'est pas sans risque et reste déconseillée aux non-fumeurs.

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